La République — 6 karakter
Adimante
Frère de Platon et de Glaucon, il est l'un des principaux auditeurs et alliés dans le dialogue. À côté des attaques théoriques ardentes et excessives de Glaucon, Adimante, en tant que force d'équilibre, traite de questions hautement pratiques, culturelles et institutionnelles telles que la société, la censure, la poésie, le bonheur du peuple, la manière dont les gardiens de l'État doivent vivre, la formation artistique dans l'éducation et la pérennité de l'ordre dans l'État. En adressant des avertissements critiques à Socrate tout en bannissant les poètes et en établissant le mariage communautaire, il veille à ce que le texte établisse des lois de moralité et de littérature.
Glaucon
Frère aîné de Platon dans la vie réelle et l'un des principaux porteurs du poids intellectuel de ce dialogue. C'est la personne qui respecte le plus Socrate, mais aussi celle qui le pousse le plus impitoyablement dans ses réponses. Par nature, il est un aristocrate noble et intellectuel. Juste pour rendre l'argument plus stimulant, il soutient la thèse selon laquelle l'injustice apporte secrètement plus de bonheur (citant l'anneau de Gygès comme exemple). Il construit une structure d'État idéale avec Socrate, spécifiquement une utopie d'État-caserne où il n'y a ni propriété privée ni mariage.
Céphale
La figure rencontrée en arrivant à la maison au Pirée au début du dialogue, ce qui mène à la discussion. Vieil homme très riche, Céphale représente la génération sur le point de mourir qui craint les tourments de l'Hadès (l'au-delà) avec une croyance religieuse traditionnelle. Il voit le bénéfice de l'argent comme la possibilité de mourir en paix sans rien devoir à personne et de pouvoir pratiquer son culte. Socrate ébranle sa déduction selon laquelle « la justice consiste à rendre ce qui nous a été confié ». Céphale sourit et retourne à ses rituels religieux.
Polémarque
Fils de Céphale. Il est l'hôte joyeux et obstiné qui insiste pour emmener Socrate chez lui au début du dialogue. Son père s'étant retiré de la discussion, il reprend sa conception poétique de la justice (issue de Simonide), décrite comme « rendre le bien à ses amis et le mal à ses ennemis ». Cependant, lorsque Socrate présente l'argument selon lequel « en raison d'une mauvaise perception, une personne peut faire du mal aussi bien à ses amis qu'à ses ennemis » par la sagesse et les analogies, il se retrouve bloqué et reconnaît immédiatement sa contradiction.
Socrate
À la fois narrateur et philosophe principal du dialogue La République. Socrate, invité (et quelque peu pris en otage) chez lui par Polémarque alors qu'il revenait d'une cérémonie religieuse, mène tout au long de la nuit le plus grand débat philosophique de l'histoire sur le concept de justice avec les intellectuels, poètes et sophistes de la ville. En réfutant toutes les affirmations avec son intellect aiguisé, il sauve la philosophie de la spéculation et la place sur une base morale et ontologique (l'Idée du Bien). En établissant le parallèle entre « État » et « Âme », il crée un équilibre entre philosophie (sagesse), puissance militaire (courage) et production (tempérance), définissant la justice comme le fait que chaque partie accomplisse parfaitement sa propre fonction. Le concept de philosophe-roi et l'allégorie de la caverne sont le zénith de son voyage de raison et d'illumination.
Thrasymaque
Le célèbre sophiste qui présente le plus grand obstacle idéologique à Socrate dans la partie initiale de La République (Livre I). Se lançant dans la discussion avec une fureur qui pourrait ébranler ciel et terre, il détruit toutes les définitions morales sous le couvert de la ruse. Il définit la justice comme « ce qui sert l'intérêt du plus fort » et l'injustice comme « ce qui est vraiment intelligent et digne d'un homme ». Son pragmatisme philosophique est fondé sur le pouvoir, la politique et la supercherie ; il prétend que les gens envient secrètement les tyrans. Il perd contre Socrate, se met en colère et transpire, mais n'abandonne pas pour autant sa conviction ; le réalisme profondément cynique qu'il révèle est la véritable blessure qui pousse Socrate à construire les 9 livres restants du texte.