Un plumitif qui travaille comme correcteur au journal, imite la littérature classique du Divan et est un ennemi des nouveaux mouvements littéraires. Il tente de dissimuler son manque de talent littéraire en chipotant sur les erreurs de règles linguistiques arabo-persanes et cherche à satisfaire son sentiment d'infériorité en dénigrant ses rivaux. Il nourrit une envie maladive envers toute personne qui réussit, en particulier Ahmet Cemil. Il est totalement dégénéré, non seulement dans sa vie littéraire mais aussi dans sa vie familiale ; il abandonne sa femme aimante et son jeune fils dans la pauvreté, gaspillant ses journées dans des tavernes de bas étage à jouer et boire. Il est une image de désastre, tant par son art corrompu que par son âme en décomposition.
Depuis sa jeunesse, c'est quelqu'un qui essaie de se faire passer pour un poète en se rendant sur le Bosphore pour assembler quelques distiques à coups de rimes forcées. En raison de son incompétence, il n'a jamais pu toucher un large public, et pendant dix ans, il n'a traîné dans la presse qu'en tant que correcteur et trieur d'articles informatifs. Les complexes qui ont éclos en lui après que les novateurs l'aient balayé l'ont corrompu davantage.
C'est un homme aux yeux noirs brillants, aux barbes épaisses coupées court, qui a largement dépassé la trentaine ou qui s'est usé prématurément à cause de l'alcool. En raison de la vie dissolue qu'il mène, son apparence est négligée ; il ne porte pas la tête basse, mais arbore une posture insolente. Lorsqu'il est ivre, il se transforme en une épave dont tout l'éclat a disparu des yeux.
Ali Şekip
La personne devant laquelle il a honte de passer un examen, mais avec qui il est en conflit au sein du même bureau.
Ahmet Cemil
Son ennemi juré, dont il éprouve une vive colère et une profonde jalousie envers l'art.
Eşi ve Nedim
Sa famille, qui attend de lui de quoi vivre et qu'il fuit lâchement avec haine.